« Quand Britney et Paris deviennent amies ! | Page d'accueil | Extraterrestres »
26.11.2006
La course ou la vie
5..4..3..2..1..les courses...c'est décidément mieux sur les stades
Samedi j'ai eu une idée de génie. Et si j'allais faire un marathon au supermarché.
Et oui, j'ai eu la grandiose idée d'aller faire des courses. [un samedi... j'ai des tendances suicidaires !]. Evidemment, c'est seulement une fois bloquée dans les embouteillages à l'entrée du parking que j'ai réalisé que je ne pouvais plus faire demi-tour. Il faisait une chaleur abominable pour un mois de novembre et la seule clim de ma voiture c'est le toît ouvrant. J'avais même pas encore trouvé une place de parking et j'étais déjà en nage. Ma voiture c'est un whirlpoolcar [je pête un peu les plombs là].
Bref, pour trouver une place de libre, c'est toujours pareil, tu détectes du coin de l'oeil que l'autre là bas, qui est 3 rangées plus loin est en train de refermer son coffre, et le temps que t'arrives jusque là, t'as un schnok [n.m. du latin schnokus brutus : espèce animale qui erre dans les parkings et qui est forcément plus rapide que toi] qui t'as déjà piqué la place. Alors rebelotte tu enclenches ton R.D.D.P.L (Radar Détecteur De Place Libre) et c'est reparti pour une nouvelle course poursuite à travers les allées.
C'est assez drôle de découvrir le vocabulaire surdéveloppé de certaines personnes. Tu te croirais dans la jungle tropicale avec tous les noms d'oiseaux qui fusent dans tous les sens. Une chose est sure, il faut toujours prévoir une bonne demi-heure pour te garer. [je sais je dois pas choisir le bon supermarché]. Après 25 minutes de tournage et cherchage, après 12 queues de poissons et 3 tirages de langue aux salles gosses qui font des doigts d'honneur depuis la plage arrière de la voiture qui comme par hasard a vu la même place que toi, j'ai fini par être plus rapide qu'une mamie tellement petite qu'elle avait les bras en l'air pour tenir le volant. J'ai enfin pu garer la voiture et pouvais ainsi me mettre à mon passe-temps favori [quelle menteuse je fais] ... les courses !!!!
Ce qui prend le plus de temps finalement, ce n'est pas tellement de remplir le caddie, mais plutôt de slalommer entre les 3,5 millions de consommateurs qui ont décidé de faire les courses le même jour que toi. Et puis alors tu vois de tout. Des parents qui ont perdu leur chérubin et qui hurlent à travers les rayons "Mélaniiiiiie" [avec au moins 15 ou 16 i d'une durée de 5 secondes chacun], des personnes âgées qui arrivent pas à attraper le troisième fromage en partant de la gauche et qui te demandent de leur lire le prix sur les étiquettes et de le convertir en francs. [Alors 2,99 euros multiplié par 6,55957... ba ça fait .... euh... allez, 3 fois 7 ... 21... on arrondi un peu... de toute façon c'est cher], les gosses qui piquent des crises parce qu'ils ont pas le droit de remplir le caddie avec 48 paquets de bonbons, et parce que "NON" ils n'auront pas le fer à friser de Barbie et la mitraillette de Ken [euh... il a une mitraillette Ken ??].
Et le pire c'est finalement les petites minettes de 12 ans qui passent 3 heures au rayon cosmétique à se demander s'il vaut mieut quelles choisissent le shampooing qui rend les cheveux brillants mais qui pue, celui où tu peux gagner un rasoir assorti à la couleur du flacon ou encore celui qui comme dans la pub donne des orgasmes.
Moi j'avais vraiment qu'une envie, c'était de quitter ce monde étrange rempli de gens plus bizarres les uns que les autres. Il ne me restait plus qu'à passer en caisse. Oui, enfin "plus qu'à", c'est façon de parler... je savais surtout pas ce qui m'attendait. Un rapide coup d'oeil de gauche à droite, j'évite les caisses où il y a des mamies, pas que j'aie quelque chose contre les personnes âgées, mais le temps qu'elles comptent leurs pièces, t'as le temps de compter tous les cheveux de la caissière. Je regarde où il y a le moins de monde et "hop", je file avec mon caddie vers la caisse n°9. Je débale tout mon caddie sur le tapis roulant, et heureusement il n'y a que 3 personnes devant moi, en plus coup de bol elles ont pas grand chose. La première c'est un monsieur, il range ses courses dans le caddie, paye, lâche un sourire à la caissière et le tour est joué. Il est suivi d'une jeune demoiselle qui a acheté des céréales light, du coca light, des fruits [lights] et des yaourths. Celle là elle veut surement faire un régime [dis moi ce qu'il y a dans ton caddie, je te dirai qui tu es].
Evidemment au moment de payer, le rouleau du ticket de caisse est terminé et la caissière met trois plombes à la remplacer. Je la vois qui essaye dans un sens, puis dans l'autre, puis elle réalise qu'elle a oublié d'enlevé le petit bout de scotch de début de rouleau, alors elle pousse un petit gloussement en disant "ouhlala que je suis nouille" [oui ba ça c'était pas la peine de le dire, on s'en était déjà rendus compte].
Après 5 bonnes minutes de dépatouillage, c'est au tour de la dame devant moi. Elle a le caddie plein de vêtements pour enfants. Et elle a eu la bonne idée pendant que la caissière s'emmêlait les pinceaux avec le rouleau, d'enlever tous les cintres auxquels les vêtements étaient accrochés. Vous me direz surement que c'est une bonne idée, qu'elle a bien fait, ça fait gagner du temps. TU PARLES !!!!!!!!! Parce que la bonne dame est tellement maligne, qu'elle ne s'est même pas rendu compte qu'elle avait aussi enlevé les étiquettes. Et alors comment est-ce qu'on retrouve le prix maintenant hein ???? La dame disait que de toute façon elle venait juste de les enlever, et que de toute façon elle allait tous les prendre, donc il suffisait pour la caissière de passer tous les cintres sur son scanner. Mais non, MAAAdame la caissière ne voulait pas. Du coup elle a dû appeler une collègue du rayon vêtements qui est d'abord venue contempler l'ampleur de la catastrophe, puis qui est repartie avec les habits sous un bras et les cintres sous l'autre. J'avais déjà perdu pas mal de temps là. Du coup j'ai demandé si je pouvais pas déjà passer mes articles, histoire qu'on fasse un peu avancer le schmilblik. Et ben non, MAAAdame la caissière a dit que c'était trop compliqué d'annuler les articles de la dame devant moi, et qu'il fallait que j'attende. Ah ben oui c'est sûr que c'est drôlement difficile, de tourner la clé annulation dans un sens et de soustraire les 2 articles. [vraiment trop compliqué la pauvre...].
J'ai attendu, attendu, et encore attendu et là ma patience a atteint ses limites. Je lui ai dis gentillement [je sais rester polie.... si si j'vous jure] que si elle annulait pas les deux articles de la dame, je lui laissais l'intégralité du contenu de mon caddie sur le tapis, et qu'elle se débrouille avec [évidemment, le caddie je l'aurais embarqué...]. Bref, elle a commencé à utiliser un ton assez désagréable, m'a tutoyé et m'a dit "tu ne peux pas attendre comme tout le monde ???" Ouhlala, qu'est-ce que j'ai pas entendu là. Je lui ai répondu du tac o tac [pas TV non....] "écoutez mademoiselle, je ne me suis pas permis de vous tutoyer, alors vous allez rester polie, et la queue, je la fais comme tout le monde depuis presque une demi-heure, alors si c'est trop compliqué pour vous d'annuler deux articles, c'est pas tellement mon problème, vous n'avez qu'à demander à votre collègue de la caisse n°8". La dame aux vêtements a rapidement réalisé que la situation allait tourner au vinaigre, pas que je me serais emportée, mais surtout que dans l'histoire elle y était quand même un peu pour quelque chose. Ba oui, quelle idée d'enlever toutes les étiquettes. Est-ce que je décolle tous les prix de mes pots de yaourth et de mes briques de jus moi ??? Du coup elle a proposé de payer les deux articles pour que ce soit enfin mon tour. [Quelle idée de génie.... 42 minutes pour la trouver, faut le faire....]. Elle a donc payé et j'ai enfin pu partir. Je vous épargenerai la bataille pour sortir du parking. En tout cas une chose est sure, je préfère manger une main et garder l'autre pour demain, que de retourner en courses un samedi. Surtout que je constate que ça me pousse à devenir agréssive, alors que plus patiente que moi....... [si finalement ça doit exister].
23:35 Publié dans Restons Zen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
:,-D ...........courrage fuyons !!!!!!!!pourquoi ne vas tu pas chez l'épicier du coin (celui qui ferme à 22h30 ,23 h le dimanche) ,oui c'est trés chère mais pas d'attente (les pipiles 450 frs svp,ha juste une, ben 196 frs svp:-)
Ecrit par : POSEKFE | 28.11.2006
Et pourtant je suis sur que tu recommenceras... comme nous tous ;-)
Tu sais que les petits vieux ils font expres d'y aller ces jours la parce que comme ca ils voient du monde... grrrrr
Ecrit par : chickenbaby | 28.11.2006
Ayant moi même travaillé dans un supermarché, et qui plus est le samedi pendant huit heures, je ne peux qu'approuver une telle description, même si, à l'époque, je rigolais moins qu'en te lisant. Mais il faut comprendre que tous ces gens ont passé leur semaine à regarder la télé et à être conditionné par la pub ; le samedi, on va pas aller au musée ni au ciné, non, la sortie familiale (et parfois pour acheter trois trucs), c'est le supermarché...
Par contre Schnock, c'est du yiddish il me semble...
Ecrit par : SpicyNico | 01.12.2006
Maintenant, grâce à toi, on ne dit plus "A fond la caisse !" on dit : "La caissière a fondu un plomb"
Ecrit par : La Lésion d'Honneur | 06.12.2006


