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26.11.2006
La course ou la vie
5..4..3..2..1..les courses...c'est décidément mieux sur les stades
Samedi j'ai eu une idée de génie. Et si j'allais faire un marathon au supermarché.
Et oui, j'ai eu la grandiose idée d'aller faire des courses. [un samedi... j'ai des tendances suicidaires !]. Evidemment, c'est seulement une fois bloquée dans les embouteillages à l'entrée du parking que j'ai réalisé que je ne pouvais plus faire demi-tour. Il faisait une chaleur abominable pour un mois de novembre et la seule clim de ma voiture c'est le toît ouvrant. J'avais même pas encore trouvé une place de parking et j'étais déjà en nage. Ma voiture c'est un whirlpoolcar [je pête un peu les plombs là].
Bref, pour trouver une place de libre, c'est toujours pareil, tu détectes du coin de l'oeil que l'autre là bas, qui est 3 rangées plus loin est en train de refermer son coffre, et le temps que t'arrives jusque là, t'as un schnok [n.m. du latin schnokus brutus : espèce animale qui erre dans les parkings et qui est forcément plus rapide que toi] qui t'as déjà piqué la place. Alors rebelotte tu enclenches ton R.D.D.P.L (Radar Détecteur De Place Libre) et c'est reparti pour une nouvelle course poursuite à travers les allées.
C'est assez drôle de découvrir le vocabulaire surdéveloppé de certaines personnes. Tu te croirais dans la jungle tropicale avec tous les noms d'oiseaux qui fusent dans tous les sens. Une chose est sure, il faut toujours prévoir une bonne demi-heure pour te garer. [je sais je dois pas choisir le bon supermarché]. Après 25 minutes de tournage et cherchage, après 12 queues de poissons et 3 tirages de langue aux salles gosses qui font des doigts d'honneur depuis la plage arrière de la voiture qui comme par hasard a vu la même place que toi, j'ai fini par être plus rapide qu'une mamie tellement petite qu'elle avait les bras en l'air pour tenir le volant. J'ai enfin pu garer la voiture et pouvais ainsi me mettre à mon passe-temps favori [quelle menteuse je fais] ... les courses !!!!
Ce qui prend le plus de temps finalement, ce n'est pas tellement de remplir le caddie, mais plutôt de slalommer entre les 3,5 millions de consommateurs qui ont décidé de faire les courses le même jour que toi. Et puis alors tu vois de tout. Des parents qui ont perdu leur chérubin et qui hurlent à travers les rayons "Mélaniiiiiie" [avec au moins 15 ou 16 i d'une durée de 5 secondes chacun], des personnes âgées qui arrivent pas à attraper le troisième fromage en partant de la gauche et qui te demandent de leur lire le prix sur les étiquettes et de le convertir en francs. [Alors 2,99 euros multiplié par 6,55957... ba ça fait .... euh... allez, 3 fois 7 ... 21... on arrondi un peu... de toute façon c'est cher], les gosses qui piquent des crises parce qu'ils ont pas le droit de remplir le caddie avec 48 paquets de bonbons, et parce que "NON" ils n'auront pas le fer à friser de Barbie et la mitraillette de Ken [euh... il a une mitraillette Ken ??].
Et le pire c'est finalement les petites minettes de 12 ans qui passent 3 heures au rayon cosmétique à se demander s'il vaut mieut quelles choisissent le shampooing qui rend les cheveux brillants mais qui pue, celui où tu peux gagner un rasoir assorti à la couleur du flacon ou encore celui qui comme dans la pub donne des orgasmes.
Moi j'avais vraiment qu'une envie, c'était de quitter ce monde étrange rempli de gens plus bizarres les uns que les autres. Il ne me restait plus qu'à passer en caisse. Oui, enfin "plus qu'à", c'est façon de parler... je savais surtout pas ce qui m'attendait. Un rapide coup d'oeil de gauche à droite, j'évite les caisses où il y a des mamies, pas que j'aie quelque chose contre les personnes âgées, mais le temps qu'elles comptent leurs pièces, t'as le temps de compter tous les cheveux de la caissière. Je regarde où il y a le moins de monde et "hop", je file avec mon caddie vers la caisse n°9. Je débale tout mon caddie sur le tapis roulant, et heureusement il n'y a que 3 personnes devant moi, en plus coup de bol elles ont pas grand chose. La première c'est un monsieur, il range ses courses dans le caddie, paye, lâche un sourire à la caissière et le tour est joué. Il est suivi d'une jeune demoiselle qui a acheté des céréales light, du coca light, des fruits [lights] et des yaourths. Celle là elle veut surement faire un régime [dis moi ce qu'il y a dans ton caddie, je te dirai qui tu es].
Evidemment au moment de payer, le rouleau du ticket de caisse est terminé et la caissière met trois plombes à la remplacer. Je la vois qui essaye dans un sens, puis dans l'autre, puis elle réalise qu'elle a oublié d'enlevé le petit bout de scotch de début de rouleau, alors elle pousse un petit gloussement en disant "ouhlala que je suis nouille" [oui ba ça c'était pas la peine de le dire, on s'en était déjà rendus compte].
Après 5 bonnes minutes de dépatouillage, c'est au tour de la dame devant moi. Elle a le caddie plein de vêtements pour enfants. Et elle a eu la bonne idée pendant que la caissière s'emmêlait les pinceaux avec le rouleau, d'enlever tous les cintres auxquels les vêtements étaient accrochés. Vous me direz surement que c'est une bonne idée, qu'elle a bien fait, ça fait gagner du temps. TU PARLES !!!!!!!!! Parce que la bonne dame est tellement maligne, qu'elle ne s'est même pas rendu compte qu'elle avait aussi enlevé les étiquettes. Et alors comment est-ce qu'on retrouve le prix maintenant hein ???? La dame disait que de toute façon elle venait juste de les enlever, et que de toute façon elle allait tous les prendre, donc il suffisait pour la caissière de passer tous les cintres sur son scanner. Mais non, MAAAdame la caissière ne voulait pas. Du coup elle a dû appeler une collègue du rayon vêtements qui est d'abord venue contempler l'ampleur de la catastrophe, puis qui est repartie avec les habits sous un bras et les cintres sous l'autre. J'avais déjà perdu pas mal de temps là. Du coup j'ai demandé si je pouvais pas déjà passer mes articles, histoire qu'on fasse un peu avancer le schmilblik. Et ben non, MAAAdame la caissière a dit que c'était trop compliqué d'annuler les articles de la dame devant moi, et qu'il fallait que j'attende. Ah ben oui c'est sûr que c'est drôlement difficile, de tourner la clé annulation dans un sens et de soustraire les 2 articles. [vraiment trop compliqué la pauvre...].
J'ai attendu, attendu, et encore attendu et là ma patience a atteint ses limites. Je lui ai dis gentillement [je sais rester polie.... si si j'vous jure] que si elle annulait pas les deux articles de la dame, je lui laissais l'intégralité du contenu de mon caddie sur le tapis, et qu'elle se débrouille avec [évidemment, le caddie je l'aurais embarqué...]. Bref, elle a commencé à utiliser un ton assez désagréable, m'a tutoyé et m'a dit "tu ne peux pas attendre comme tout le monde ???" Ouhlala, qu'est-ce que j'ai pas entendu là. Je lui ai répondu du tac o tac [pas TV non....] "écoutez mademoiselle, je ne me suis pas permis de vous tutoyer, alors vous allez rester polie, et la queue, je la fais comme tout le monde depuis presque une demi-heure, alors si c'est trop compliqué pour vous d'annuler deux articles, c'est pas tellement mon problème, vous n'avez qu'à demander à votre collègue de la caisse n°8". La dame aux vêtements a rapidement réalisé que la situation allait tourner au vinaigre, pas que je me serais emportée, mais surtout que dans l'histoire elle y était quand même un peu pour quelque chose. Ba oui, quelle idée d'enlever toutes les étiquettes. Est-ce que je décolle tous les prix de mes pots de yaourth et de mes briques de jus moi ??? Du coup elle a proposé de payer les deux articles pour que ce soit enfin mon tour. [Quelle idée de génie.... 42 minutes pour la trouver, faut le faire....]. Elle a donc payé et j'ai enfin pu partir. Je vous épargenerai la bataille pour sortir du parking. En tout cas une chose est sure, je préfère manger une main et garder l'autre pour demain, que de retourner en courses un samedi. Surtout que je constate que ça me pousse à devenir agréssive, alors que plus patiente que moi....... [si finalement ça doit exister].
23:35 Publié dans Restons Zen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.11.2006
Quand Britney et Paris deviennent amies !
Voici donc ce que ça donne : [et qu'on vienne pas me dire après que moi je suis pas douée en traduction]
Le Britney va près de Paris à l'enseignement de fête
... et à la fin, aucun pantalon ne porte plus [jusque là on comprend]
Cette nuit est-elle a lu des Vegas le commencement d'une amitié merveilleuse ? [moi aussi je me posais cette question]
Le Britney Spears (24) [je savais bien que c'est un homme] jouit de sa nouvelle vie de single. Et celui qui serait mieux de manière appropriée, plus d'en commun avec lui la liberté gagnée dans les trains auszukosten pleins ? Correctement : la meilleure amie. Et le Britney a manifestement 'ne nouveaux. Elle s'appelle : Hilton de Paris (25) ! [ah oui bien sûr... surtout le auszukosten c'est très clair]
Le Vegas a lu : La ville des lumières. La ville des Casinos. La ville des mariages de foudre . La ville des fêtes...
Et dans les choses la fête droite a quand même trouvé des Britney avec Paris les Begleiterin et l'enseignante idéales. De celui, elle l'a dans le Vegas-Party-Nacht tout de suite fois un peu qu'abgeguckt.
Par exemple : Comme on l'emploie, à la fin sans pantalon être assis...[moi tarzan... toi Jane]
Mais dans l'ordre.[oui vaudrait ptet mieux]
Britney Spears durchlebt justement un mauvais temps. La bataille de séparation avec le époux ni Kevin ligne de plume (28) [federline...] coûte de l'argent et des nerfs.
Sommet provisoire : Le Fed-Ex extorque des Britney avec un Porno-Filmchen privé de meilleurs jours. Cela ne veut pas se faire l'offrir de simplement publier joue avec la pensée, le film lui-même.
Le Britney cherche surtout un : Détournement. La maman double monoparentale à l'avenir était déjà ses Knirpsen des Sean (1) et Jayden (deux mois) à la maison pour sa famille dans les Louisiana, s'est faitaller correctement bien le. [...fion ?]
Et maintenant elle frappe depuis quelques jours a lu si correctement des Vegas sur la timbale. [une vraie chef d'orchestre]
La feuille de Britannique "Sun" fait un rapport un environnement des Britneys : Kevins le Party-Eskapaden la croit qu'elle l'a gagne aussi de s'amuser ...
Maintenant, elle est tirée ainsi avec Paris dans les Vegas par les clubs et les Casinos. Les deux ont eu visiblement un amusement ensemble : rire, boire, on s'amuse simplement magnifiquement. 48 Heures doivent avoir été elle "pratiquement continuellement" en route.
Cite le "Mirror" un témoin oculaire : "Les filles étaient unzertrennlich. Le Britney a paru si heureux. Ils se sont dansé l'âme du corps."
Le Britney a porté avec cela une blouse de soie blanche chic avec le lien noir - et un Satinhose noir.
Elle n'avait mis plus que la blouse lâche au cours de la nuit comme un Pulli - et le pantalon autour du col. Untenrum : Seulement une haleine de pantalon de chaussette de réseau... [ça je le garde comme insulte.. ouais t'as une haleine de pantalon de chaussette...]
Le Britney va près de Paris à l'enseignement de fête. Et elle est tout à fait évidemment une élève gelehrige. [à tes souhaits].
Un seul conseil....évitez de le faire au boulot....car crise de rire garantie !
18:15 Publié dans Ah les stars ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
20.11.2006
Quoi ! Tu veux ma photo ??
Quel est donc l'intérêt de l'existence de beaux gosses à la con ?
Pourquoi certaines personnes ont-elles tellement d'estime de soi qu'elles se croient au dessus des autres. ça nous est tous déjà arrivés de nous retrouver en face d'un MEUUUUSSIEUR ou MAAADAME "I'm the king of the world" [pour les non-anglicistes ça veut dire je suis le roi du monde... faudrait peut-être vous mettre à l'anglais d'ailleurs!].
En fait cette nouvelle espèce de race humaine a dû apparaître à un moment où on ne faisait pas trop attention. Pouf pouf, ils ont atteri sur notre planète et se sont mêlés à la foule, s'incrustant dans les moindres recoins de nos vies.
Il y en a un ici au boulot.
Il a débarqué on ne sait d'où et surtout on ne sait quand. Surement pendant un de ces lundi matin, quand notre corps est au boulot et que notre tête, elle, est restée sous la couette.
Je l'avais pas remarqué au début. On avait vaguement été présentés et à ce moment là il avait dit qu'on se connaissait déjà. Euh ah bon ??? Déjà ça sentait le coup foireux. C'était la réplique typique du genre "on ne se serait pas déjà vu quelque part ?" [plus ringard tu meurs]. Bon alors peut-être qu'en effet on s'était déjà vus, mais avec les 400 employés qu'il y a ici, on peut difficilement retenir toutes les têtes.
Bref, j'étais en train de discuter avec une collègue, et il était assis à quelques mètres. Il me fixait avec une certaine insistance. J'ai regardé si j'avais pas oublié d'enlever mes chaussons avant d'aller travailler, ou si j'avais du papier toilette collé sous la chaussure [à qui c'est pas déjà arrivé ça hein ?.... pfff tous des menteurs]. Mais non, ni salade entre les dents, ni bout de patate sur la joue et encore moins spaghetti dans les cheveux.
Du coup j'avais bien envie de lui demander s'il voulait pas ma photo. En fait, lui c'est le genre beau gosse qui est persuadé qu'il est irrésistible, que les femmes sont prêtes à arracher leurs vêtements pour se jeter à ses pieds. Tellement persuadé que ses cheveux bruns et que son regard bleuté feraient fondre n'importe qui. Il se goure vraiment celui-là. ça se voit finalement qu'il débarque d'une autre planète. C'est pas en s'imposant qu'on réussi à se faire remarquer. Le "regardez-moi...j'arrive !" ça prend pas, en tout cas pas chez moi. MEUUUUSSIEUR est beau, alors MEUUUUSSIEUR est persuadé qu'il va plaire. Et malheureusement des comme ça on en croise tous les jours dans la rue. Ils se dandinent et guettent du coin du regard si on tourne la tête dans leur direction.
Bien évidemment quand je dis "ils" je ne parlent pas que des hommes. D'ailleurs je crois même que les femmes c'est encore pire. Parce qu'elles, elles ne vérifient pas seulement si elles attirent le regard des hommes, mais également celui des femmes, l'air de dire "Je suis belle hein ? T'aimerais bien me ressembler non ?".
Ca m'est arrivé hier soir, il y a une de mes collègues qui est présentatrice à la TV, mais comme je ne suis pas là pour lui faire du tort [je suis bien au dessus de ça], je tairais son nom. Quoi qu'il en soit, pour la présentation d'hier soir elle portait un cache-coeur et montrait avec fierté son décolleté.
Quand j'ai regardé en sa direction pour lui rappeler que c'était l'heure pour elle d'aller en plateau elle a montré en direction de son décolleté et m'a dit "C'est ça que tu regardes hein ?", en insinuant avec son air supérieur que je pouvais être jalouse de son décolleté. Et bien non ma petite dame, vos seins sont vraiment quelconques, et quand je vois la tête que vous avez quand vous n'êtes pas maquillée, je suis mais alors pas du tout du tout du tout jalouse de ne pas être vous.
Mais bon après tout je me dis que si ces personnes ont été parachutées sur notre planète, il doit bien y avoir une raison. Et selon moi c'est surement pour nous remettre un peu à notre place et surtout pour nous rappeler que finalement on se croit tous plus beau que notre voisin. Et moi je suis d'ailleurs bien persuadée d'être plus belle que ma voisine. [tu m'diras du haut de ses 93 balais et de son dentier manquant, c'est pas bien difficile].
22:50 Publié dans Restons Zen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.11.2006
Gobelet d'eau chaude
Ou l'art et la manière de demander un gobelet d'eau chaude.
Alors voilà, il y a une nouvelle serveuse à la cafétéria de la boîte dans laquelle je bosse [oui oui celle dont je dois taire le nom.... ah ben heureusement qu'il y en a qui suivent]. Donc cette nouvelle serveuse est encore en formation [c'est marqué sur son badge mais on l'aurait aussi deviné comme ça] et alors elle est mais alors complètement à la masse.
En fait je crois que c'est pas trop sa faute, la pauvre elle parle même pas un mot de français, et quand je dis pas un mot, je suis encore loin du compte.
On sait pas trop où elle a été pêchée celle-là... Avec le peu que j'ai pu comprendre du charabia qu'elle raconte, elle doit être russe. Et la couleur de sa teinture capilaire, blond platine, [elle a pas été embauchée pour son physique c'est sûr !!!] pourrait renforcer mon hypothèse.
Mais je ne suis pas là pour critiquer sa coupe de cheveux, mais plutôt sa manière de travailler [si on peut appeler ça travailler]. C'est pas tellement qu'elle soit lente, je veux dire c'est pas vraiment une tare d'être lente, non le problème c'est vraiment qu'elle pige que dalle, elle en trave que tchi, elle comprend rien quoi.
Quand je lui commande trois cafés, il faut bien que j'insiste sur les doigts que je montre. Heureusement que j'en montre pas huit, parce que le temps qu'elle les compte, je passerais la nuit là bas [genre tout le monde est rentré à la maison et moi je suis encore là avec mes 8 doigts en l'air].
Mais le comble ça a été vendredi après-midi quand je lui ai demandé un grand gobelet avec de l'eau chaude. En fait, j'ai une amie qui est passée me voir dans mon bureau cet après-midi là. Elle voulait me proposer de goûter une nouvelle infusion : fraise, rhubarbe, yaourth [ba oui même ce mélange existe].
Comme chacun sait pour boire une infusion, le mieux c'est quand même de plonger le sachet de thé dans de l'eau chaude [dans du jus de pomme je veux même pas voir ce que ça donne].
Pour lui faciliter un peu la compréhension je lui agitais mon sachet de thé devant le nez. C'est là qu'elle me demande quel café je veux. Je lui réponds : "non pas un CAFE... un gobelet". Elle me regarde avec des yeux de merlan frits [pour ceux qui s'y connaissent pas trop en monde aquatique, il s'agit d'un poisson aux yeux écarquillés] et hausse les épaules l'air de dire "qu'est-ce qu'elle me veut celle-là", je réitère donc ma question en insistant bien sur le GOBELET, et je continue à agiter mon sachet de thé [à tel point que j'ai bien cru qu'il allait valser à l'autre bout de la cafet]. Elle reste stoïque, et sait plus trop si elle doit me faire un café ou pas. Du coup j'attends, j'attends et j'ai beau avoir pas mal de patience, j'ai fini par en avoir raz le bol et je l'ai pris moi même le gobelet.
Avec un sublime, magnifique, merveilleux jeu de jambes [un peu de modestie n'a jamais fait de mal à personne] j'ai réussi à me hisser au dessus du bar et à attraper le gobelet. A ce moment là je me suis dis que voilà l'affaire était dans le sac [ou plutôt le thé dans le gobelet], mais j'étais loin d'imaginer que le plus dur ça allait être de lui demander de l'eau chaude. Je lui demandais "de l'eau chaude s'il vous plaît pour mon THE". Elle tournait en rond en me montrant tous les trucs autour d'elle. J'avais l'impression d'être à la maternelle et d'apprendre le nom des objets : cuillère, café, tasse, banane [je me demande bien ce qu'elle voulait que je fasse avec une banane dans mon gobelet]. Du coup je lui ai montré le robinet en disant "EAU" [moi tarzan, toi Jane], en faisant des gestes de fumée et en essayant tant bien que mal d'imiter son bruit [non je ne montrerai pas ce que ça donne].
Franchement j'ai cru qu'elle se foutait de moi. C'est quand même pas possible d'être aussi cruche et de se faire embaucher. Non mais franchement, presque une demi heure pour avoir ma commande.
Je veux dire il faut quand même le faire, devoir escalader un bar, ventiler la salle avec un sachet de thé et imiter la locomotive juste pour avoir un gobelet d'eau chaude. La prochaine fois que je jouerai à un jeu comme "devinez c'est gagné" [pour pas citer de marques] je ferai deviner gobelet d'eau chaude.
Si elle est là demain, une chose est sure, je renoncerai au thé et je commanderai une banane, après tout elle devrait savoir ce que c'est après le cour particulier d'aujourd'hui.
22:10 Publié dans Restons Zen | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.11.2006
En quête d'enquêtes.
Pas de jeux de mots à la con. C'est promis, c'est pas ce qui va suivre. [Quoique je crois être assez douée pour ça.... passons...]
En fait je suis en quête de réponses, plutôt qu'en quête d'enquêtes [A haute voix c'est vraiment imprononçable !]
Oui donc je cherche à comprendre pourquoi certaines personnes sont payées à rien faire. [Genre moi en ce moment...]
Non mais plus sérieusement. Je suis en plein remplacement dans une boîte dont je tairais le nom, surtout afin de ne pas nuire à sa crédibilité, et à mon grand désespoir je dois affronter le blabla incessant de ma collègue. Je dis affronter et non pas supporter, car justement je ne le supporte pas, je le subis.
J'en peux plus !!! Dès que quelqu'un passe le pas de la porte c'est reparti pour un tour. J'ai droit à tous les potins de la boîte. Truc muche qui s'est cassé la cheville en sortant de la baignoire, machin chose qui veut faire garder son chat... [d'ailleurs le chat de son fils ne veut plus rentrer chez lui parce qu'il est mieux chez la voisine qui a une pièce aménagée en gouttière... je veux pas voir ce que ça donne...], chose bidule qui a laissé son vélo place de la gare la semaine dernière et qui ne le retrouve plus parce qu'il a été amené à la fourrière [forcément la place de la gare est en travaux].
On va finir par les plaindre.
En tout cas je veux bien admettre une chose, c'est vraiment très varié comme conversation. Elle parle vraiment de tout [ou plutôt de rien ???].
Et dire qu'elle est employée à temps plein. Mais c'est pas la seule dans son genre. Après tout si j'ai le temps de publier plusieurs articles dans mon BLOG, ça prouve bien que la personne que je remplace ne croule pas sous le boulot. Oui j'admets j'ai reçu en tout et pour tout 2 mails aujourd'hui et allez, soyons généreux 4 coups de téléphone [que j'aurais bien donnés sur la tête de ma collègue]. Franchement ces deux-là elles pourraient se partager un plein temps [euh temps plein ????] à deux [pour les moins matheux : un mi-temps chacune]. Et après on nous bassine les oreilles [j'adore cette expression] comme quoi la boîte doit faire des économies, qu'elle ne peut plus créer de postes. Et dire que moi je galère depuis deux ans et demi à trouver un poste fixe qui vaut mieux que ces remplacements à la con. Faire la secrétaire assistante c'est décidément pas mon truc.
Après tout je suis quadrilingue [à tes souhaits ! oui bon je parle 4 langues quoi], j'ai un bac + 5 et je suis pas trop idiote [pas trop!]. Mais je sais, je ne suis pas la seule dans ce cas, et si je suis pas contente j'avais qu'à suivre une formation professionnalisante. Comme ça j'aurais pu exercer un boulot super passionnant du genre toiletteuse pour chiens. Loin de moi l'idée de dénigrer les toiletteuses pour chiens. Faut quand même en avoir du courage pour supporter l'odeur de chien mouillé à longueur de journée.
Je sais pas pourquoi je sens [hehe c'est le cas de le dire] que je vais m'attirer des ennuis.
Les amoureux du monde canin vont avoir une dent contre moi [la canine .... c'est nul je sais...]. Tans pis ! [Même pas peur d'abord]
00:05 Publié dans Restons Zen | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.11.2006
je meetic, tu meetics, il meet...
Tiens je pensais à un truc l'autre jour. Pourquoi y a-t-il autant de gens qui vont sur meetic pour rencontrer l'âme soeur ?
Non mais sérieusement, est-ce qu'on peut réellement tomber amoureux de quelqu'un qu'on ne connaît que par l'intermédiaire de câbles, réseaux, techniques, puces, lasers, super force G, atomique, inter-galactique [arrête Mayah tu perds la boule !!].
Je sais bien que mon meilleur ami a rencontré se dulcinée sur le net et que maintenant ça fait bientôt 5 ans qu'ils sont ensembles, mais j'ai du mal à m'imaginer que 18 000 personnes s'inscrivent chaque jour sur meetic pour rencontrer l'âme soeur. C'est ÉNORME !!! et les chiffres je les ai du site meetic.
Ça me rappelle qu'il y a bien 6 ans de ça [ et oui on a tous été con un jour ...] je me suis inscrite sur le tchat de nomade.fr.
A l'époque je ne partais pas dans l'idée de rencontrer quelqu'un, mais plutôt de me divertir pendant un de ces jobs d'étés, où tu es plus ou moins payé à ne rien faire. [ba oui, faut savoir les choisir ses jobs ! ].
Je m'étais donc inscrite dans l'espoir de discuter de tout et de rien, avec des personnes connues ni d'Eve, ni d'ADAM. [?? ni d'Adam, ni d'Eve ??.]
Bref, je me suis rapidement rendu compte que 3/4 des conversations tournaient autour d'un seul sujet. Bien sûr celui qui a quand même 459 millions occurrences dans google [et oui nous pensons bien à la même chose .... le sexe].
Donc après avoir fait un certain tri parmi mes interlocuteurs, en évinçant tous ceux qui commençaient leur conversation par la fameuse réplique de Didier Bourdon dans le sketch "Tournez Ménage" des Inconnus : "Ingrid, est-ce que tu b...", il n'en restait plus beaucoup pour philosopher avec moi de la densité des nuages, de la laine tondue des moutons ou encore du fait de ne taper sur un clavier d'ordinateur qu'avec un doigt. Et oui ! c'est important de discuter de ça aussi. Je vois pas pourquoi les moutons n'auraient pas droit à leur heure de gloire eux aussi.
Je sais, je sais, j'ai le chic pour me perdre dans ma narration. Donc je disais que finalement le nombre de personnes avec lesquelles je conversais était assez restreint. J'ai fait des rencontres assez loufoques et j'ai gardé un bon contact avec certaines d'entre-elles.
Et puis il y a eu LUI. Nous l'appellerons Olivier pour ne pas qu'il se reconnaisse. Il m'a abordé en me racontant une blague tellement débile, que je n'ai pas pu m'empêcher de rire. J'ai donc entamé la conversation avec lui et je dois avouer qu'on a plutôt bien sympathisé, tellement bien que finalement on passait nos soirées à discuter. Puis de fil en aiguille on a échangé nos numéros de téléphone et on a passé nos nuits à bavarder, a nous raconter nos vies respectives, à éclater nos factures de téléphone. [ça sonne vraiment comme une vieille histoire romantique à la con !].
Au téléphone il avait une voix du tonnerre de dieu. A faire fondre une petite minette comme moi. Et puis la différence d'âge [15 ans de plus que moi, c'était pas négligeable] rendait le tout encore plus excitant.
Sa voix mature, son expérience, ses différents voyages........
J'ai donc pris la décision de le rencontrer. En vrai, pas par ce perpétuel bout de combiné ou écran d'ordinateur.
Il m'avait alors dit qu'il était tombé raide dingue amoureux de moi, qu'il avait jamais connu quelqu'un d'aussi mature, de divertissant et plein de joie de vivre.
Puis nous avons décidé de nous envoyer nos photos, pour que nous puissions enfin mettre un visage sur cette voix, ce rire, ces paroles.
Il a eu la mienne, et semblait plutôt ravi. Par contre, bizarrement je n'ai jamais reçu la sienne. [étrange ? me direz-vous ? Tu parles !!!!!!!!!!!!!!! c'était vraiment bien calculé].
Quand j'ai pris la décision de lui rendre visite pour le week-end, c'est à dire de prendre le train, de parcourir toute une partie de la France juste pour le voir [plus débile que moi tu meurs !!!!!! j'étais jeune et si innocente] je ne me doutais pas de ce qui m'attendait.
Pendant tout le trajet en train j'avais une boule au ventre, à chaque kilomètre je regrettais de plus en plus de faire ce que j'étais en train de faire.
Puis j'étais enfin arrivée et j'attendais à la gare. J'attendais sans vraiment savoir qui j'attendais.
Et puis là j'entends quelqu'un qui murmure mon prénom, je me retourne et...................................
Oh malheur de malheur ! Qui vois-je juste devant moi ??????? Quasimodo.
Je sais que c'est mal de se moquer d'un physique ingrat. Mais là il y a des limites. J'aurais voulu disparaître sous terre, m'enfuir en hurlant au secours. Ou bien si j'avais été un peu plus maligne que ça, lui dire qu'il se trompait de personne.
Je sais bien que le physique c'est pas tout et qu'on a tous en nous une beauté intérieure bien plus importante que l'extérieure, mais s'il y a quelqu'un dans cette assemblée qui jure sur sa vie que le physique ne compte pas, je veux bien me tondre la tête, me déguiser en coucou des bois et chanter à tue-tête en plein centre commercial "Pandi-Panda" de Chantal Goya.
Bon passons, il était donc là face à moi et il m'a serré fort dans ses bras comme si j'étais quelqu'un de sa famille, limite il m'a écrabouillée. Et puis il m'a demandé ce que je voulais qu'on fasse tout le week-end. Évidemment il fallait d'abord que je me sorte de là. Dans ma tête je ne pensais qu'à une seule chose, fuir !!! Mais comment ? Je ne pouvais pas disparaître à coup de baguette magique ou encore me dissoudre dans l'atmosphère. Du coup j'ai sorti l'excuse la plus bidon que j'avais en rayon : "Il faut absolument que je reprenne le train de 17h, parce que j'ai quelqu'un à récupérer à 20h".
Je crois que contrairement à ce qu'il pouvait paraître, il était loin d'être stupide, et il s'est vite rendu compte que son physique me posait un réel problème.
Jusqu'à mon train de 17h on a traversé la ville de long en large et en travers, il m'a montré la cathédrale, m'a fait visiter plusieurs musées, et m'a invité au restaurant. Je crois que c'est l'heure passée au restaurant qui était la plus insoutenable. Je regardais ses mains et je voyais qu'elles étaient pleines de croutes. Il s'était renversé de l'eau bouillante dessus et ses mais avaient du mal à cicatriser. [Bon appétit !]
Il me fixait avec un regard assez désagréable, j'étais vraiment mal à l'aise. Il essayait de me faire du pied, mais je repliais mes jambes sous mon siège [un réel travail d'équilibriste].
Bref, il a fini par comprendre que ça pourrait jamais marcher. Quand il m'a raccompagné à la gare, il m'a tendu un bout de papier. Il avait les larmes aux yeux. Dessus il avait inscrit mon numéro de téléphone et m'a alors dit : "Ma vie ne vaut plus grand chose maintenant, je savais que tout ceci n'était qu'un rêve, je pense que j'en aurai plus besoin maintenant" et il est parti.
Je me suis sentie plutôt mal à ce moment précis. Après tout je lui avais peut-être donné de faux espoirs. Je pense tout de même qu'il a dû s'en remettre depuis. Je vais dire un truc méchant, mais je ne pense pas que ce soit la première crampe qu'il se soit prise..... [Mayah tu devrais avoir honte !!!]
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14.11.2006
si ton bras te gêne, manges-le !
Comme l'a si bien dit mon voisin de train l'autre jour, "si ton bras te gêne, manges-le ! " .
Ceci me pousse à dire que si c'est pour dire des bêtises, il vaut mieux se taire. J'en entends déjà certains qui disent "Justement tais-toi ! ". Mais non désolée je ne vous ferai pas ce plaisir.
Je disais donc que j'ai pris le train l'autre jour. A nouveau un trajet interminable de 6 heures jusqu'à Berlin. Et comme de coutume je me suis retrouvée assise dans un wagon rempli de personnes plus étranges les unes que les autres, à croire qu'elles s'étaient données rendez-vous pour le tournage d'une comédie dramatique.
Evidemment j'avais déjà pas de chance en étant assise en bout de wagon, près de la porte.
Pendant tout le voyage ça n'a pas arrêté d'aller et venir.
Il y a eu plus de 153 passages. [Oui oui j'ai compté.... il faut bien tuer le temps].
A chaque passage la porte coulissante faisait un bruit étrange, à croire qu'un petit animal s'était retrouvé coincé et couinait à chaque ouverture. Quand j'y pense... le pauvre ! ............ Oh et puis finalement c'est peut-être plutôt moi qu'il faudrait plaindre.
Système débile, la porte ne coulissait pas côté couloir, mais côté wagon. Et bien évidemment il fallait que ce soit de mon côté, derrière mon siège, c'est à dire juste là où j'avais accroché mon manteau. Donc à chaque passage j'avais ma veste qui se balladait derrière mon siège et la manche qui me giflait. Ajoutons à cela que dans le train j'ai pour habitude d'avoir les cheveux électriques, nous passerons donc les détails de ma coupe.
Je veux bien comprendre que certains aient du mal à tenir en place pendant 6 heures, et que l'on puisse avoir une envie pressante ou bien encore envie d'un café, thé ou autre gourmandise. Mais alors ceux qui vont et qui viennent juste pour le plaisir de se dégourdir les jambes, ça passe à petite dose.
Je prends pour exemple cette famille de 4 enfants qui passait disons toutes les 20 minutes.
Sur 6 h même les plus nuls en maths auront calculé que ça fait 18 passages. Si en plus on multiplie ça par 4 [les 4 enfants pour ceux qui ont du mal à suivre] et bien ça fait déjà 72. Les parents où ils sont ? Bonne question, sûrement en train de jouer au Scrabble.
Donc ces 4 gamins dans la fourchette des 2-11 ans, passaient et repassaient et rerepassaient.
Et à chaque passage j'avais le droit à un sourire ironique de la grande soeur, un coup de coude du petit frère [... qui au lieu de marcher se balançait d'un siège à l'autre], un air chanté à tue-tête par la cadette [... le genre de chansons qui te restent gravées dans la tête et dont tu ne te débarrasses qu'après avoir entendu la suivante] , et enfin du petit dernier un mélange de bave et de restes de biscuits [heureusement accompagnés d'un méga sourire et d'un son incompréhensible voulant sûrement dire "t'en veux un peu de mon biscuit ?"].
Malgré une certaine affluence dans le train, la place à côté de moi est restée libre un bon bout de temps. Tu m'étonnes... qui voudrait bien s'assoir aussi près de la porte !!!
Par contre de l'autre côté du couloir [tiens ça ferait un bon titre de film], ça n'a pas arrêté de changer.
Sur le ticket de réservation du siège il y avait au moins quatre trajets différents. D'abord il y a une demoiselle qui s'est installée avec le panier de son chat sur les genoux. Je ne sais pas ce qui est mieux d'ailleurs, un chien qui pue ou un chat qui miaule.
Enfin bref, à la station d'après il y a un monsieur japonais qui est monté et qui n'arrêtait pas de faire les yeux doux. Je n'ai pas trop su déterminer s'ils étaient destinés à la demoiselle ou au chat, et si c'était plutôt pour le caresser ou pour l'avoir dans son assiette. [Oui je sais les vieux clichés !!!! Il fallait bien que je m'invente des histoires pour me distraire]. Après une heure de trajet, le monsieur japonais a dû descendre et a lâché un "miaou" très expressif. Tellement expressif que le duo de grands-mères assises juste devant, s'est mis à se tordre de rire, jusqu'à ce qu'il y en ait une qui s'étouffe avec son sandwich.
D'ailleurs ça me rappelle une autre fois où je devais faire un Strasbourg-Paris. Il y avait un monsieur assis en face de moi qui a dormi pendant tout le trajet. C'était assez impressionnant de voir qu'il n'a pas ouvert les yeux pendant plusieurs heures. A un moment j'ai bien cru qu'il était mort. Puis il a fini par bouger un peu ça tête. Il y pouvait rien le pauvre, les mouvements du train faisaient que ça tête partait en avant de temps à autres. Comme si elle se décrochait des cervicales. Du coup il la remontait aussitôt, comme un yoyo. Quand par contre elle tombait en arrière, ça déclenchait immédiatement une ouverture de la bouche et ainsi les ronflements.
C'est impressionnant ce que le corps humain peut dégager comme sons. Un vrai marteau piqueur.
Non mais sans rire, 100 décibels c'est pas rien !
Tout ça pour dire qu'il ronflait tellement fort, que sa voisine lui a placé une chips dans la bouche pour qu'il s'arrête. Du coup il a sursauté et a aspiré la chips qui s'est coincée dans sa gorge. Après qu'il soit devenu rouge écarlate et après 600 ml de jus de pomme, la chips était digérée. La voisine s'est excusée et ils ont entammé une conversation sur le voile du palais, la luette et ont utilisé des termes comme scalpel, tissu, lésion ou encore somnoplastie [à tes souhaits].
Quand j'ai pris mes bagages pour m'avancer dans le train [forcément j'étais en queue de train et la sortie Gare de l'est est en tête] ils étaient en train de s'échanger les numéros de téléphone.
Du coup je ne sais pas si elle était chirurgienne et si elle voulait l'opérer ou bien si elle voulait faire plus ample connaissance. Bon au moins elle savait à l'avance qui si elle passait une nuit avec lui, elle allait devoir prévoir une boîte de boules quies.
J'ai perdu le fil de mon histoire du coup. Ah oui j'en étais à la mémé qui s'étouffe. Elle s'est pas étouffée bien longtemps d'ailleurs, sa copine lui donnait des tapes tellement fortes dans le dos qu'elle aurait pu la transpercer.
Bon alors ensuite, à peu près une heure avant mon arrivée à Berlin, il y a un monsieur plutôt étrange, avec une grosse écharpe avec des motifs hallucinogènes qui s'installe à côté de moi.
Il me dit : " Bonjour, la place à côté de vous est libre ? ".
Je lui réponds que oui et qu'il peut s'installer.
Il enlève son manteau, je découvre son écharpe et ça me donne envie de rire.
Du coup je me tourne de l'autre côté pour ne pas qu'il voit l'expression de mon visage et je cache ma bouche avec mon bras. Evidemment comme pour toute crise de fou-rire, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit gloussement et c'est là qu'il me dit : " si ton bras te gêne, manges-le ! ".
Mais oui, bien sûr, je crois que son écharpe, il la fume !!!!
Je lui demande pourquoi il me dit ça et là il me sort toute une théorie sur le cannibalisme, sur le fait de sortir de son corps pour mieux l'observer de l'extérieur et ainsi de mieux le désirer.
A ce moment précis je me suis demandée pourquoi j'avais eu la bonne idée de prendre le train et si j'aurais pas mieux fait de faire de l'auto-stop à 3h du mat sur une route départementale. Finalement il a tellement parlé que j'ai même pas pu en placer une. J'hochais juste la tête pour qu'il croit que je l'écoute et je plaçais quelques "Ah oui ?... Mmh !.... pardon ?...".
Puis il a fini par se lever pour se chercher un café au wagon restaurant. Il m'a gentiment proposé quelque chose, mais j'ai refusé [imagine il me met un bout de son écharpe dans ma tasse !!!!! ].
Il est revenu une bonne demi-heure plus tard, mais j'avais déjà rassemblé mes affaires et étais partie me réfugier un wagon plus loin.
Quand je suis descendue à Berlin, j'ai vu en passant devant le wagon qu'il s'était cherché une autre victime... la pauvre !
N'empêche que les voyages en train, il y aurait de quoi en écrire un bouquin (et puis en plus ça rime !)
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